Sel

Le sel ... La base de notre passion ... Sachez qu'il existe différents sels, de qualité satisfaisante pour reconstituer l'eau de mer. Historiquement, la préférence de nombreux récifalistes va souvent au fabricant Aquarium Systems, pour ses sels 'Instant Océan' et 'Reef Cristals' bien que d'autres fabricants proposent des sels sans doute d'aussi bonne qualité.

Pour démarrer son bac, on choisira plutôt un sel pauvre en Ca2+ (ce qui influence son prix, il faut bien le dire ...). En effet, au démarrage, votre eau n'a pas besoin d'avoir une forte teneur en calcium, puisque vous n'hébergez pas de coraux durs. De plus, la charge organique et la forte pollution de l'eau ainsi que les habitants hébergés font que le sel n'a pas à être riche. On s'orientera donc vers un sel 'pauvre' comme 'Instant Océan', les sels 'riches' favorisant la poussée d'algues au démarrage.

Plus tard, lorsque l'aquarium sera en route et hébergera une population conséquente d'invertébrés, et en particulier des coraux durs, on préférera 'Reef Crystals' par exemple, d'une part à cause de sa teneur en calcium, plus compatible avec la population de SPS, (mais cette teneur est entretenue par d'autres biais, et dans des proportions bien plus grandes) et d'autre part pour mieux compenser la consommation d'oligo-éléments pour des volumes moindres de changements d'eau.

Pour fabriquer l'eau de mer, nous déconseillons évidement de le faire directement dans le bac (sauf la première fois au démarrage): il est hors de question de rajouter de l'eau douce, puis (ou en même temps) de saler le bac. En effet, le sel doit se dissoudre, et peut ne pas en avoir le temps avant de tomber dans un corail qu'il pourrait brûler, ou être gobé par un poisson. Nous conseillons donc de remplir un seau avec de l'eau osmosée (Voir Osmoseur), et de verser le sel dedans lentement, en agitant l'eau. Il convient pour cela de placer une pompe dans l'eau afin de dissoudre le sel d'une part, et d'aérer l'eau d'autre part. Nous déconseillons de surdoser cette eau (préparation d'eau de mer 'concentrée') car on peut s'attendre à la précipitation d'éléments (calcium et autres) dans ces conditions. Remarquons par exemple qu'on peut dissoudre 2,5 kg de sel dans 70 litres d'eau osmosée pour être proche d'une densité classique.

La dissolution est loin d'être instantanée et on doit touiller pour l'aider. En faisant cela, on n'a donc pratiquement jamais de concentrations locales en sel dissout supérieures à la concentration finale donc pas de précipitation. Le point important reste qu'il vaut mieux éviter de verser l'eau sur le sel car si on ne va pas assez vite, on peut éventuellement avoir précipitation.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à : http://mars.reefkeepers.net/Articles/Salinite/Salinite.html

Réacteur à calcaire

Le réacteur à calcaire, ou 'RAC', est un cylindre où du granulat baigne dans de l'eau du bac dont on a abaissé le pH grâce à l'injection de CO2, afin de dissoudre ce substrat et dispenser dans le bac du calcium et des bicarbonates (entre autres) exploitables par les coraux (Voir pH d'un réacteur à calcaire).

Le passage de l'eau du bac dans le réacteur se fait au goutte à goutte, conditionné par le volume du réacteur, son design, le débit de gaz, les performances souhaitées, etc ... Le débit dépend cependant du volume du bac et de la quantité de coraux durs de celui-ci. Le contrôle de l'acidité du réacteur se fait idéalement par un pH-mètre relié à une électrovanne pour injecter du CO2 si le pH remonte.

Le rejet dans le bac se fait au goutte à goutte, à cause d'une part du débit d'entrée, et d'autre part à cause de l'acidité potentielle relarguée dans le bac (On pourra d'ailleurs mettre une colonne calcaire derrière le réacteur, afin de dégazer l'eau d'une part, et de produire encore plus de calcium d'autre part).

Ce système permet d'ajouter du calcium ainsi que du strontium (Voir Strontium en récifal) si on dissout du sable de corail, ainsi que les autres éléments contenus dans le sable (attention donc aux phosphates !) et de booster le KH de votre bac.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à: http://mars.reefkeepers.net/Articles/ReglageReacteur.html http://mars.reefkeepers.net/Articles/TurboCalc.html http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/reacteurcalcaire.html http://yannick.ghignon.free.fr/reaccalc.htm

Osmoseur

L'osmoseur est un appareil qui épure votre eau de conduite afin de vous fournir de l'eau osmosée (eau que vous pouvez acheter chez votre détaillant, soit dit en passant, à un coût prohibitif et à la force de vos bras...) Soyons donc sérieux et investissez dans cet appareil composé de 2 ou 3 cylindres, qui vous apporte une eau en grande partie déchargée de minéraux, chlore, nitrates en général, etc ...

L'eau de votre aquarium doit être fabriquée à partir d'eau osmosée, et vos ajouts d'eau pour compenser l'évaporation également. Rares sont ceux (qui habitent généralement en montagne) qui ont une eau de conduite pure et utilisable directement pour l'aquarium.

Les trois cartouches sont composées respectivement de charbon (afin d'éliminer le chlore), de filtres à sédiments qui retiennent la boue et autres 'grosses' particules, et d'une membrane pour utiliser le principe de l'osmose inverse. Grâce à la pression de l'eau de conduite, une membrane très fine va 'filtrer' l'eau, sans empêcher le passage naturel vers la sortie. Un osmoseur fournit donc (en moyenne et selon son age) 4 fois moins d'eau utilisable que d'eau de rejet.

Les cartouches doivent être changées périodiquement, selon les recommandations fournies par le fabriquant. Vous pouvez vous-même décider de leur changement en testant le KH de l'eau fournie par l'osmoseur, qui doit être à 0. Plus largement, le GH doit également être à 0. De même, les nitrates doivent idéalement être non mesurables. Un autre contrôle peut s'effectuer en mesurant sa conductivité : l'eau osmosée doit avoir une conductivité comprise entre 0 et 30 µS.

Fixation de boutures

Pour assurer le maintien des boutures de coraux, nous allons distinguer les coraux durs des coraux mous. Le but est le maintien en place de la bouture le temps de sa reprise et rattachement à son support, ce qui ne devrait pas prendre plus de 1 à 2 semaines sur un corail en forme.

Coraux durs : la rigidité des boutures de la majorité des coraux durs( type Acropora.spp, Seriatopora.spp, Montipora.spp ...) permet d'utiliser de la pâte époxy. Vous en trouverez chez votre détaillant aquariophile, mais aussi chez les magasins de bricolage. Prenez garde dans ce cas à ce que peut rejeter cette pâte (ions métalliques, etc ...). Prenez également en compte le temps de polymérisation en milieu humide, afin de ne pas attendre 2 jours pour que ca tienne.

Vous pouvez également coincer cette bouture au creux des roches, entre 2 pierres, etc ... en espérant que personne ne viendra la déranger pendant 2 semaines. Ceci est fort improbable, puisque vos détritivores parcourent inlassablement tout le décor en quête de nourriture. Vous constaterez de plus qu'un corail sectionné émet des substances (mucus), ce qui ne manquera pas d'attirer les bernards l'ermite et crabes au nez très fins.

La colle cyanoacrylate (SuperGlue par exemple) est aussi très efficace pour coller des morceaux de coraux durs (dont on aura pris soin de sécher avec un Sopalin le bout à coller) sur de petites pierres.

Le plus sage reste la pâte époxy vendue par le spécialiste aquariophile (Holdfast par exemple).

Coraux mous : pour les coraux mous, tout l'enjeu est de faire tenir la bouture qui se déforme, peut se déchirer, et est particulièrement gluante.

Diverses techniques peuvent être employées, comme transpercer le pied à l'aide d'un cure-dent et le fixer, utiliser du fil de pêche, un collier d'électricien ou du téflon pour fixer la bouture à un caillou, l'abriter dans une coupelle avec du gravier au fond, un élastique pas trop serré au risque de couper l'animal en deux.

Utiliser de toute façon des matériaux neutres vis à vis de votre aquarium (pas de fil de fer ou de cuivre qui pourraient être dommageable pour votre aquarium, etc ...)

Brassage

Le brassage d'un bac récifal est un art : le récif étant lui-même très brassé, et de manière très peu uniforme. Notre tentative d'imitation de la nature doit ici être très étudiée. Rappelons de plus qu'une pellicule de mucus entoure les coraux, et que le brassage est leur manière de s'en débarrasser (et donc de se débarrasser de leurs excréments) et de se nourrir (les proies arrivent aux alentours du corail).

Il convient donc dans le bac de ne pas laisser de zones mortes, en particulier entre les pierres vivantes. La sédimentation de votre bac sera fonction de votre brassage. En effet, les zones mortes favorisent le dépôt de sédiments (outre les éventuels problèmes d'oxygénation, température, etc ... de cette partie du bac). En effet, un bon brassage doit idéalement garder les sédiments en suspension, pour les faire finir dans la décantation. A vous de trouver le schéma de courant pour obtenir l'effet voulu.

N'oubliez pas qu'aucune pompe ne doit être dirigée vers un corail ... De plus, la surface est la zone d'échange privilégiée pour l'oxygénation du bac. Il convient que toute la surface soit agitée, ce qui maintient un taux d'oxygène optimal (Le bulleur est largement dépassé en ce qui concerne l'oxygénation, mais notons tout de même que l'écumeur contribue à l'oxygénation de l'eau).

Ajoutons à cela qu'une surface d'eau bien brassée réfléchit de manière aléatoire la lumière, et facilite sa pénétration avec des angles différents.

3 mouvements sont observables sur le récif : la houle, les turbulences et les flux laminaires.

Nos pompes ne font que du flux pseudo laminaire (mais en réalité turbulent), qui peut être cisaillant (on peut créer des turbulences en dirigeant 2 pompes l'une vers l'autre, par exemple ): c'est pourquoi notre brassage est imparfait. L'adjonction de système de 'chasse d'eau' peut être d'un grand secours, et permet de créer une houle, en particulier. De même, on peut alterner des pompes en vis à vis toutes les 6 heures par exemple, ou pendant un cycle simulant les marées. Certaines pompes sont rotatives, ce qui évite de viser toujours la même direction. Leur fiabilité, par contre, est souvent discutable. On pourra également équiper les pompes de sortie de gros diamètres pour générer un flux le plus laminaire possible.

Sachez que pour parfaire votre brassage, le maître mot peut être 'diversité'. C'est pourquoi vous pouvez mélanger des systèmes, par exemple les 'kits marée', ou encore les systèmes 'chasse d'eau' (ou surge system), qui consistent à remplir un récipient au-dessus du bac, en permanence, et quand il atteint un certain litrage, de déverser tout le contenu d'un coup dans le bac, créant un flux et un reflux très intéressant en terme de brassage (houle).

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Bio balle

Ce matériel est un reliquat de l'aquariophilie 'Fich-Only' et n'a plus lieu d'être en récifal. Ce procédé consiste à oxyder rapidement les matériaux en décomposition en assurant une forte teneur en oxygène quand l'eau passe dans les bio-balles. Ce procédé est très efficace pour éviter les poussées de nitrites, mais est très producteur de nitrates et phosphates, que nous cherchons à éviter en récifal. En effet, si les bacs FO peuvent très bien supporter des valeurs de 150 a 200 mg/l de nitrates, les bacs récifaux tendent à aller vers le zéro nitrate. Les bio balles sont en particulier en concurrence avec l'écumeur, puisqu'elles retiennent les déchets et les décomposent, donnant des nitrates, alors que l'écumeur extrait les déchets avant leur décomposition en nitrates.

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